2023
Empreintes | Exploration en terre patagonne
(Exposition solo – septembre 2024)
La Patagonie est à couper le souffle.
Rude et raffinée, envoûtante et impitoyable, chaleureuse et glaciale, immense et intime. En quelques mots, voilà la beauté magnétique de ce vaste territoire sud-américain. L’âme sensible s’y sent rapidement gagnée par le vertige, grisée par l’amplitude des lieux. Les blancs y sont éblouissants, les bleus profonds, les torrents presque célestes.
Cette région argentine est aussi un désert : sec, rugueux, impassible, secret. Les glaciers y règnent en silence, majestueux, ruisselants d’une eau cristalline. Les millénaires y semblent fragiles, l’éternel devient soudain éphémère. Une crevasse peut évoquer l’infini. On a parfois l’impression que seule l’imagination d’un grand artiste aurait pu concevoir les scènes irréelles contenues dans le monde diaphane des glaces.
Puis il y a la Cordillère des Andes, puissante et digne, frontière naturelle où les nuages s’accrochent entre deux pays. La traverser, c’est accepter de perdre momentanément ses repères — et parfois, de rester sans voix.
Pendant un an et demi, j’ai puisé dans mes souvenirs de voyage pour traduire les impressions profondes laissées par ce territoire démesuré. Empreintes marque le début d’un travail au long cours, né de dialogues patients entre le cœur et l’esprit. Cette première exposition solo fut le point d’ancrage d’une recherche où le paysage devient mémoire, et la peinture, une tentative de retenir ce qui, par nature, échappe.
S’effondrer et refaire surface
Acrylique sur papier Arches
119,4 × 78,7 cm
•
Le charme bouleversant de l’abandon
Acrylique sur papier Arches
119,4 × 78,7 cm
•

S’effriter, petit à petit
Acrylique sur papier Arches
119,4 × 78,7 cm
•
Au chic hôtel Belgrano, le plat de bonbons de Munil2023 Acrylique sur papier 40,6 × 30,5 cm |
| xyz |
Au chic hôtel Belgrano, le plat de bonbons de Munil